+1 514 979 5243 info@ascens.ca

La culture d’une entreprise est ce qui l’identifie de la façon la plus fondamentale qui soit. Elle est, en quelque sorte, son empreinte digitale. Tout le reste (les produits, les stratégies, le marketing, voire même les innovations) peut être dupliqué alors qu’une culture forte différencie nettement l’entreprise de sa concurrence.

Depuis quelques années, les études portant sur les relations entre le bonheur et la productivité se multiplient. En 2015, trois chercheurs de l’Université de Warwick, au Royaume-Uni, ont démontré que le bien-être au travail rendait les gens plus productifs. Dans trois expériences distinctes, des participants heureux ont fait preuve d’une productivité de 12 % supérieure à celle du groupe de contrôle. Par ailleurs, des études du MIT et de Harvard affirment que les salariés heureux sont :

Laszlo Bock, un homme d’affaires qui a dirigé les ressources humaines chez Google, a étudié 180 équipes de travail pour tenter de comprendre quels sont les facteurs déterminants de la performance. Contrairement à ce que nous pourrions croire, les équipes les plus performantes ne sont pas celles ayant le plus d’affinités, ni celles qui partagent les mêmes caractéristiques sociales ou encore, qui passent plus de temps ensemble en dehors du travail. Après analyse, l’étude révèle que le facteur premier qui détermine la performance est la culture (et les valeurs) d’une entreprise. Après un an d’analyse intensive, Google a réussi à identifier les facteurs de réussite d’une équipe efficace, lesquels sont : la sécurité psychologique des équipes, la confiance, le sens du travail, la clarté du travail demandé et le sentiment d’avoir un impact positif sur l’organisation. Et il semble que la clef du travail en équipe repose sur la gentillesse. Il apparaît donc primordial que la bienveillance se ressente au sein d’une équipe pour que chacun trouve sa place et participe aux échanges en toute confiance.

Il est donc clair que le bien-être des employés est un facteur de succès déterminant pour toute organisation. Mais comment peut-on créer des milieux de travail propices à l’aisance et à la satisfaction? Tout simplement par la culture bienveillante qui a spécifiquement pour objectif d’accroître la productivité et d’augmenter l’attraction et la rétention du personnel.

La culture bienveillante, c’est un ensemble de principes et de pratiques d’affaires qui font que tous les membres de l’organisation sentent que leur travail a un sens, qu’ils œuvrent dans une organisation partageant leurs valeurs, et qu’ils sont heureux de se réaliser dans leur milieu de travail. Ainsi, ils deviennent plus engagés et ils sont davantage productifs et loyaux.

Voici une manière simple pour mieux comprendre cette culture.

La base de la culture organisationnelle (les racines de l’arbre) comprend la raison d’être et les valeurs. Encore aujourd’hui, pour certains, la seule raison d’être d’une entreprise est d’être profitable aux actionnaires. Or, de plus en plus, on cherche à définir la raison d’être d’une manière fondamentale : pourquoi l’entreprise existe-t-elle? Qu’apporte-t-elle vraiment à ses clients, à la société ? La raison d’être donne un sens au travail. Lorsqu’elle est combinée à des valeurs qui correspondent à celles des membres de l’organisation, cela suscite de la loyauté et de l’engagement. Ultimement, cela constitue un fondement stratégique pour l’organisation et un guide pour la conduite des affaires.

S’appuyant sur ce fondement, on retrouve la structure de l’organisation (le tronc de l’arbre) soit la gouvernance, les politiques, les conditions et les avantages. On pense par exemple à la structure organisationnelle, à la forme et à la fréquence des communications, à l’environnement physique de travail, aux programmes d’avantages sociaux, au mode d’évaluation et de rétroaction, etc. Dans une culture bienveillante l’objectif est de créer un milieu de travail qui vise le bien-être et des conditions qui répondent aux besoins et aux attentes des employés. Il faut toutefois éviter d’adopter des mesures dans le seul but de plaire aux employés. Une table de billard installée dans la cafétéria ou une semaine de vacances additionnelle sont des conditions qui n’apporteront rien si elles ne sont pas soutenues par des valeurs réelles.

Enfin, en pratique, la culture bienveillante se traduit par les comportements (les feuilles). Les comportements prennent différente formes, comme le code vestimentaire, la collaboration, la courtoisie, le type d’humour acceptable, etc. Elle dicte aussi les façons de travailler : l’ouverture d’esprit, la curiosité, l’attitude face au risque, la collaboration, etc. Tous ces éléments définissent la culture organisationnelle qui indique « la façon dont on fait les choses ici ». Ces principes et comportements doivent être définis et communiqués fréquemment. L’adoption d’un code de vie et l’intégration des valeurs aux évaluations périodiques sont des moyens pour y arriver.

Pour une entreprise, le facteur humain est la principale force motrice et une culture organisationnelle forte et bienveillante est son principal levier de succès.

Pierre Leduc
pleduc@ascens.ca
(514) 993-1338


Sources :

Cameron Kim, Positive Leadership. Berrett-Koehler Publishers Inc. San Francisco, CA, 2012
Andrew J. Oswald, Eugenio Proto, Daniel Sgroi, Happiness and Productivity, 2015 University of Chicago Press Journal of Labor Economics, 33 (4) pp. 789-822
Sur le projet de Google https://rework.withgoogle.com/print/guides/5721312655835136/

Processing...
Thank you! Your subscription has been confirmed. You'll hear from us soon.
Abonnez-vous à notre liste d'envoi
ErrorHere